"Les hommes font tant de rêves de marbre au quotidien, qu’a force cela leurs accorde un cœur de pierre très convenable !"
"Aujourd’hui ont à volé la liberté à je ne sais qui ! Mais arrivera le jour ou il faudra bien la rendre …."
"Face présent, je préfere m’en remettre au passé pour esperer , et à l’avenir pour en douter…. "
"Si l’homme est l’ébauche d’un Dieu !
Et le chat celle d’un diable,
C’est indéniable le premier à mauvais gout ….."
"Si Jésus a marché sur l’eau, je vous rassure c’était uniquement pour ne pas se mouiller dans cette histoire ….."
"A force de toujours se poser des questions, hélas on finit par y répondre …. "
Va !
Toi le croyant, dans ce pays ou roucoulent, dit-on, trois rivières saoules, aux eaux chauffées d’un fer rouge.
La bas !
À ce paradis, la bête bois telle une louve
Elle va !
Lapant les larmes innocentes de ton propre sang
Pour toi travesti !
A ce jeu, la foi joue son acte en masque de Satan,
Dis toi, dis moi !
Dieu cruel à ton carnaval Jésus se dévoue !
Jésus !
Depuis deux mille ans sur son damier tu es son fou,
Toi prophétique,
Toi, le juste as tu pardonné ce crime, cette redomption ?
Pour moi,
Immature enfant, ce Dieu de toi et de nous tous et toutes se joue ….
Nous partîmes tresser les brumes,
Assis, l’hiver, au cœur des ports,
Et les arômes de l’écume,
Parfumaient nos rêves d’or.
La mer troussait les plages brunes,
Les culbutant sur les voiliers,
Qui s’habillaient d’argent de lune,
Sous les fleurs des bougainvilliers.
Naviguant aux lueurs des phares,
Les chaluts étoilés d’amour,
Bercés par le chant des amarres,
S’endormaient sous le ciel bien lourd.
Puis s’en venait l’aube nouvelle,
Tissant l’azur des océans,
Et les nuages de dentelle,
S’éclairaient au soleil ardent.
Le jour mangeai le rivage,
Qui s’emplissaient de feux follets,
Et les oiseaux du paysage,
Gagnaient le Nord d’un vol léger.
Et dans les nasses abondantes,
Les marins trient d’un geste lent,
Sur les ponts couleur amarante,
De belles pêches de thon blanc.
Au bal de la licorne
Quant la licorne danse au bal de l’oiseau lyre,
Dans sa robe de ciel sans aucun mors ni fers,
Chevauchant le destin, libre comme l’éclair,
Elle valse sans rênes, ivre d’un vin de myrrhe.
Dans son jardin d’Eden, tous ces mots et ces dires,
Deviennent des étoiles, éclairant l’univers,
Poétesse des Dieux, cet ange de l’hiver,
Possède le bonheur, dans un chant de sourire.
Comme de grands enfants au yeux pleins d’innocence,
Aux appétits si vastes, au long sentier d’errance,
Elle s’en va joyeuse, en baladant pieds nus.
Au milieu de l’azur parfois sa voix s’éleve,
Imprégnée de parfums, de mystères inconnus,
Défiant les siècles elle se nourrit de nos rêves
L’océan attire désormais mon regard
J’admire les vagues habillées d’émeraude
Et surtout ses anses
Qui naissent en différentes marées !
S’élèvent au roulis de son écume
Et s’arrêtent au même niveau pour former une plage jamais égale.
On pourra peut être un jour y voir une femme au yeux verts
La complice de mon rêve nommé désir ,
J’espère que le destin les soudera.
Moi mon plus grand bonheur et de ne voir plus que cette femme parmis les autres
Que je ne connais pas !
Et que je souhaite voir pour la première fois
et que j’admire.
Que font les vagabonds au fond des gares ,
Auraient t’ils perdus la demeure de leur âme ?
Prophétie
Qui craille ?
Méduse des airs…Aveugle corneille noire, ! Brisant à coup de bec,,
Les voûtes de l’arc-en-ciel. Ce primaire espoir de couleurs s’estompe.
Et sous son aile brille un éclat de silex, ou ne naîtra plus que feu de colère !
Quelle déroute!
Les colombes à ce jour, ultime phare sur la grève, ferment paupières….
Le monde est plus noir que jamais !
Cracher dans l’eau ne fait plus de rond,
C’est le constat amer, des petits bonheurs qui s’en vont !
Qui craille ?
C’est un drôle de volatile, et une armée de mouettes!
Qui sous sa plume sombre, fait taire les fêtes.
La brume ce matin, très tôt, trop tôt, drape les seigneurs de guerre,
Adés scande le pas des bottes de cuir, d’un ordre de bronze !
Et la Fayette ganté de marbre s’inquiète….
Voila! En guise d’avenir, en quête d’âme, il se profile, et fait briller sa lame,
Gare aux têtes ! A la pénombre de ce siècle,
Au pas de l’oie, il vient et débarque le nouveau prophète.
Rémy 98
La charité chrétienne est si grande, qu’elle à construit des cathédrales pour offrir de l’ombre aux pauvres !
Songe d’une nuit noire
On restera comme de beaux perroquets en cage !
Abrutis par cet ennui aux ailes colorés d’espoir.
L’espoir des autres,
L’espoir inespéré d’un apôtre.
On restera comme cela, sans bagages,
Abrutis par cette vie qui nous mènera jusqu’à la mort.
Au paradis, alors nous aurons comme meilleur sort,
Celui de devenir, pour l’éternité durant,
Des anges médiocres, aux ailes brûlées d’espoir;
Abrutis par l’éternelle solitude du ciel.
France,
Visage perdu,
Contour déchiré,
Sourire meurtri, blessé,
Oreille cassée,
Tous les sens en sommeil,
Et la douleur qui s’éveille.
Plus de lis, de blasons, de joies, et de soleil,
Reste la faim, le froid, la solitude et le sommeil.
Je n’écoute plus toutes les belles histoires que l’on raconte sur le passé
Le présent l’avenir et le devenir.
Ici la misère est triste, cruelle, dure malgré la variété infinie des bonheurs qui sommeillent.
Réveille la volonté France !
Et joue en comme d’un fouet ! Mais ne t’en sert pas trop souvent.
Blues mars 99
Mirage
Myrrha, mirage d’Iran?
Tes yeux secrets scintillent tels des étoiles,
Comme deux diamants sertis de noir dans un voile.
Vertige de l’ancienne perse,
Que je ne connais pas,
Que je vois pour la première fois,
Et que j’admire.
Je descends du tram qui bruyament dans Istanbul s’éloigne,
De la portière Mhirra s’évapore en un souvenir.
Puis, je ne sais plus ce que je vois,
Des formes,
Fermées,
Cuivrées.
Les rencontres ont des visages d’indiens,
Dont on ne connaît même plus les chants.
J’écris tout cela en tournant le dos au monde,
Qui avec le soleil dans les yeux,
Alors daigne me sourire
Istanbul
août 93
A l’écoute.
Assis au creux de l’aube,
Je vivais ces heures familières,
Qui s’ornent de couleurs chaudes,
Quand le saule se redresse,
Ourlé de féeriques lambeaux de lumière.
J’’étais à l’écoute des virginales eaux,
Des sources légendaires.
A travers les défilés au senteur boisée,
Riait un vent frais.
Dans la végétation aux frondaisons gothiques.
Là, j’embrasai l’azur tout entier,
Ébloui par le reflet des lacs ensommeillés.
L’été me soudoyait
A travers ses langueurs et son soleil oblique,
De par mes persiennes mi-closes,
Je l’observai, tous les sens en éveil,
Et dans sa paume tiède,
Une pluie de lumière,
Pleurait tout l’or des matins.
Caraibes Juillet 97
Amitié océane.
Sur l’océan des amitiés, là où nous apprîmes à rire,
Il est un navire copain ou nul marin ne fait naufrage.
Lorsque les marées d’amis déferlent,
Nous nous fabriquons des liens d’écume.
Ainsi sur les plages de nos sympathies,
Les phares s’illuminent d’affection,
Et les vagues déferlent en galop de sourire.
Et nos cœurs goélands sont aux couleurs d’un soleil ivre.
En un coup d’aile envolons-nous d’île en île,
Puisque rien n’est plus commun que la haine,
Puisque rien n’est plus rare que l’amitié.
Alors dans chaque poignée de main,
Nous échangerons nos idées en coquillages,
Dans lesquels l’on entend chanter le bonheur……….
Corse 90
Voyage aveugle.
Terrain vague
Accroupi les yeux dans le vague,
L’enfant des cités,
À dans la poche de son jean,
Pliés en mille morceaux,
Un bout de ciel sans nuages,
Ce dont il ne peut que rêver sans voir,
Images de dépliant touristique,
De lagons bleus sans vagues,
Prague 94
Nuit d’amour océane
Je suis navire océan aux flots émeraude,
Mes enfants les mers sont sans cimes,
Sur mon étrave qui brave l’écume et l’iode,
La tempête à Beni mes éveils maritimes.
Ce soir, dans les draps froissées de mes ouragans,
La lune se lèvera sur mon âme ensablée,
Elle me prendra avec son sourire comme amant,
Dormant alors dans le lit clos de mes marées.
Ainsi, de cet amour houleux déferlant en plaintes,
Seuls les vrais marins cnnaitront ms folles étreintes.
Abyssin.
Dans un silence s’élance
Un chat abyssin.
Dans un de ces long dimanche,
Ou nos yeux à la canne blanche,
Aveugles se balancent,
Dans des rêves aériens,
Quant nos pupilles s’éclairent.
Ce chat abyssin,
Que l’orage nous éclaire,
Miaule cherchant partenaire.
Le silence se brise alors en paroles félines,
Déchirant le mystère.
Griffant nos rêves sans rimes,
Que les dimanches enterrent,
Dans des silences terre à terre.
Âmes à la canne blanche,
Je devine alors
Que nos syllabes muettes,
Sans illusions se meurent,
Dans le ronronnement des chats qu’on l’on effleure.
Ïle de la Désirade 92
Si nous étions
Si nous étions un ciel écarlate,
Un soleil cru du Midi, aux couleurs de Van Gog.
Si nous étions la brise dans les feuilles,
L’eau claire des fontaines.
Si nous étions aux antipodes de la haine,
Simples, intelligents, amoureux et bêtes.
Si la vie était tout cela.
Alors beaux comme des rois,
Heureux tels des princes,
Nous serions,
Libres comme des hommes.
Rêverie
Dans le lac des chimères, se rafraîchir d’utopies,
C’est cela l’imaginaire !
Quant aux non rêveurs tant pis !
Eux qui sceptiques font taire le fantastique,
L’irréel, la vie,
A la guillotine de verre,
Au tribunal des fantaisies,
Seront jugés à devenir fossile de calcaire,
Accusés de trop d’à priori.
Oui c’est cela le vocabulaire de l’imaginaire !
Berlin 87
Ici comme ailleurs tu ne peux te perdre, ou que tu ailles le mur t’arrêtes…
Le mur, les murs … il y en a sur tout le continent, dans toutes les villes !
Mais la sincérité de celui - ci est qu’il est visible….
Disparu
Disparu le monde idéal dont enfant je rêvai,
Englouti dans le progrès en guise d’infante.
Nous voilà tous à la recherche du temps perdu,
Ou désespérément nous poursuivons des Atlantes.
Ainsi
De chimère en chimère,
De l’utopie à la réalité,
Le profit devient une mère,
Pour tous ceux qui ne savent plus rêver.
La liberté c’est savoir distiller son âme en un alcool de délivrance.
Notes amantes.
Elles s’offrent à nous, nues comme des déesses,
Blanches ou noires, dièses ou bémol,
Vicieuses et belles, leurs charmes nous blessent.
Elles caressent l’oreille, telles des anges en vol,
Puis sur leur portée, lorsqu’elles se couchent en cascade,
Au fond des partitions dans lesquelles elles sont nées,
N’ont comme cauchemar que la fausse note malade,
Qui n’est rien d’autre qu’une mélodie blessée !
Face au présent je préfère me référer au futur pour croire en l’avenir,
Et au passé pour en douter
.
Si dieu persiste à être clément envers les faibles,
C’est en partie à cause de cela que les dictateurs se disent chrétiens
.
Les poussières d’anges,
Ne sont que des pellicules dans la chevelure des dieux.
Acrostiche
F
ort de notre histoire si riche de noblesse,
R
éveillons notre identité qui se perd.
A
l’ombre d’un drapeau étoilé, et pervers.
N
ous retrouverions toute la joie, et la liesse! Car l’Amérique on sait nuit à l’univers,
E
lle n’est ni référence, ni parabole.
Je me souviens;
Je me souviens jeunesse,
J’ai goûté le sel amer de tes larmes,
Passé des nuits noires et des heures obscures,
Cherchant à quelle corde me pendre,
Pour cette première fille, cette promise, cette future.
Celle - ci dont j’étais, je me souviens, plus que fou,
Celle - ci dont aujourd’hui, je ne me souviens même plus du nom,
Je vous le dis la mémoire et lâche de ses souvenirs.
......
Dans des regards absents,
Et des iris azuréens,
Tandis que le monde joue à pile ou face,
Entre une mega - bille à Bora - Bora,
Tout en jouant à faire semblant,
Buvant mon gin,
J’enfile mon jean,
Et je pense à Marylin….
Humilité
Libre, sans chaînes,
Les éléments se déchaînent,
Le vent frappe à ma porte,
Les éclairs font naître des ombres fantômes.
Le tonnerre bat un rythme sourd au sol,
Tels de lourdes percussions africaines,
Comme pour nous rappeler nos origines.
La pluie lave nos affronts,
Sans haine et sans peine.
La nature en reine se déchaîne,
Sa force vive, brutale, indomptable
Rend alors l’homme à toute sa dimension.
Ne faisant plus corps avec elle,
Il écoute sa voix, ses rumeurs amères,
Et va fuyant très loin de ses certitudes.
Caressant se souffle puissant,
Il lui reste alors seulement le cri des loups,
Le battement de son cœur,
Et un faux masque de héros,
Pour masquer sa peur.
J’écris,
La pluie bat un rythme sur les carreaux de ma fenêtre.
J’écris,
Deux gauloises, un café,
Une radio qui pleure dans mon dos.
J’écris,
Le ciel est bas,
On peut le toucher des yeux.
J’écris,
Des livres sur mon étagère me tire l’œil,
Cioran, Cendrars, Giono, Ray Bradbury.
J’écris,
Au mur de ma chambre,
Se prélasse une femme nue sur une aquarelle.
J’écris,
Un chat étranger m’observe de dehors,
Je lui parle, il s’en va.
J’écris,
Je pense,
Et plus rien ne compte,
Comme disait Blaise Cendrars,
« Plus rien ne compte, sauf ce rire que nous aimons,
Il faut savoir être bête et content.
Alors même si je n’y arrive pas,
J’écris.
Je hais ces premières fois qui t’annoncent souvent que c’est la dernière
.
Parfum de pluie
Tous les éclairs tels des miracles,
Ont des secrets bien singuliers,
Ils dessinent en un spectacle,
Le végétal irrégulier.
Dessous ce démentiel orage,
Tel que jamais homme ne vit,
En ce soir, à nouveau l’image,
Belle, lointaine séduit.
Dans cette nature ravie,
Je savoure dans ce tableau,
Ce ciel enivrant de génie,
Vide, profond, royal et beau.
Dans ces cieux très clairs, pleins d’arcades,
S’ouvre ce palais infini,
Plein de gouttes d’or,
Bénissant nos âmes la nuit.
D’immenses trombes d’eau pesantes,
Tel un lourd rideau de cristal,
S’abattaient en danses bruyantes,
Sur les toitures de métal.
Sous les arbres en colonnades,
Les enfants inquiets s’abritaient,
Là ou de nombreuses Naïades,
Sur l’étang du parc se miraient.
Des nappes d’eau s’écoulaient bleues,
Sur les allées de marbre vert,
Ruisselant en de nombreux lieux,
Vers de mythiques univers.
C’étaient des visions inouies,
Et dans les flaques reluisaient,
Pleins de lumière éblouies,
Par tout ce qu’elles refletaients.
Mëme la ville bien trop noire,
Semblait claire, très irisée,
Et la pluie sertissait sa gloire,
D’un diamant pur et effronté.
Puis le soleil dans son secret,
En ouvrant ses yeux, pleins de flammes,
Dévora sans aucun regret,
Ce parfum de pluie et son âme.
Aujourd’hui je ne suis sans doute pas le plus heureux des hommes au monde.
Je possède tout ce que je ne désire pas, et je désire tout ce que je ne possède pas !
J'aspire à une liberté de luxure comme une lune brillante aspire à sa sérénité.
Je suis Insouciant et par-là même cruel.
La seule chose à laquelle je tienne dans la vie c'est aux rêves, chaque tour d'horloge m''en rapproche, et j'aurai tout perdu sans doute en y arrivant, qu'importe !
Les gens en ce jour s'affairent autour de moi comme s'ils étaient indispensables au monde, d'autres font du tai-chi sur le trottoir, des femmes vont vers nulle part, et des enfants rient pour les autres et pour nous.
Seul contemplentif, j'observe et en riant me surnomme Robinson Crusoé, alors daignant me sourire, je dis au monde qui m'entoure " à vendredi ".
Sagittaire
Il s'agit terre, terre à terre, pas banal, quelle affaire ! Il faut alors se taire et prendre le sagittaire, car insaisissable comme un aigle sur son aire il erre !
Quant
Quant les étoiles auront mouchés le ciel
Quant les nuits auront étérnuées les jours
Quant les lunes cracherons à nouveaux des loups
Quant nos pupilles, dans le jour, auront distillées nos ames
Quant les ombres auront empaillés en clair obscur les hommes
Quant les comètes auront coupé les queues des météores, pour en faire des moustaches à Dieu
Quant les anges égrégores veilleurs de nuits auront finit leurs rondes
Quant le sacré, le caché, l’inconnu auront dérobés leurs sciences occultes au monde vulgaire
Quant les initiés n’auront plus une robe blanche et un abat jour de savoir
Quant l’être aura accepté d’être rien d’autre que seulement d’être
Quant l’humain aura d’humain l’esquisse d’une grimace en forme de sourire
Quant la voute celeste aura mouché le nez morveux de l’univers avec un mouchoir de sagesse
Quant les grippes de l’humanité cesseront
Quant tout cela sera !
Quant d’un bleu écarlate le ciel voudra frapper la terre et le sable
Quant l’univers pour et par toutes les traditions reconnaitra cela comme une nouvelle naissance
Quant tous les sujets de ce globe s’accorderont à comprendre quelque chose
Quant ces signes viendront finir le odèle mal ébauché de notre origine primitive
Quant tout cela même sera…..
Alors il fera jour
…..
Sur le trottoir des victimes,
Y a souvent des refus
Pour ceux qui quêtent l'abîme
Avec des mains qui ont souvont trop vécues.
Liberté, donne leur quelques Euros.
Egalité, ose ce geste de heros.
Fraternité, toi on sait tu t'en fous.
Dans la misère où l'on prèche,
Y a des dialogues privés de discours
Que l'on met en sourdine, le cul à la fraîche
Au panneau du carrefour.
Dans la rue à trottoir,
Y avait un assassin
Qui était un notoire
Au bal des politiciens.
Liberté, ce fut un cas mortel.
Egalite, en mourrant sans papier et sans autel,
Fraternité, ton péché fut mortel.
Est ce des "F" , est ce pour toi ce bulletin que l'on glisse dans l'isoloir ?
Dans la zone des programmes infernals
Qui sens le mensonge et le sapin,
Politicien lave ton urne sale
Prend ta garde républiquaine et tes promesses ; ta Liberté veux donner des cours,
Mais ton Egalité ne se saoule que de longs discours. et ta soeur Fraternité leve un seul bras séculier muet mais bien démagogue et court.
Brise le vase , cherche le Graal,
La vérité n'a plus d'age, partez à la conquête de l’amour, feu de joie,
Oublions le sexe animal.
Se perdre sur une voie de marbre pour découvrir un petit sentier royal .
Écoutez le vent plutôt que les gens,
Oublions ces deux milles années fragiles,
Cachons l’histoire qui blesse derrière le miroir du temps.
Écrire pour oublier et lire pour mieux penser,
Dormir pour mieux veiller,
Marcher pour n’aller nulle part ,
Chanter pour ne pas pleurer, travailler à ne rien faire, noble occupation au temps de l'occupation !
Conspuer la beauté pour aimer l’hideux avenir, clin d'oeil, sourire, se réjouir modestement du loisir d’une sieste, être gai a pleurer.
Pourquoi ?
Pour voir, entendre, goûter, sentir et puis toucher enfin le vrai sens, du bout de ses doigts agiles, toucher des bouts de rêves comme des tablettes sacrées d'argile, n’est-ce pas avec tout cet imaginaire qu'il faut faire vivre pour parfois aimer, et rêver à sens unique ? Attention c'est direction bonheur garanti, sans retour estampillée fragile ...