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    Le bal des singes.


    Je te livre ces quelques mots, ces quelques notes, ces modestes phrases, moi modeste poêtereau , tu peut les lire et rester libre , ce sont nos humeurs, cela vient de mon coeur, de nos revoltes, de la patrie de tes révolutions, c'est tranchant comme le couteau d'Adés, mais c'est la vérité tranchante même, sans être maudit, je veut être moi même, avec des caillous dans les poches et un regard d'enfant !


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    J'ai besoin d'un miracle
    Je veux être une fille
    Donnes-moi une chance d'être féminine
    Qu'as tu fait de mon ami à mon intime
    J'ai besoin d'un miracle
    S'il te plaît laisses-moi être une fille
    Un jour c'est sur tu verras cela peut t'arriver à toi
    J'ai besoin d'un miracle
    Je veux être une fille
    Donnes-moi une chance d'être féminine
    Qu'as tu fait de ma chute de rein sublime
    J'ai besoin d'un miracle
    S'il te plaît laisses-moi être une fille
    Un jour tu verras ,de vous à moi avoue, je veut être elle
    Qui veut être libre comme l'être voyelle...
    Et se debattre dans des émois senteurs vanille ...

     

      


    Négationisme

    Mettez en doute que le feu ne soit de flamme,
    Doutez que la lune n'accomplisse son éclipse,
    Bien à vous de mettre en doute que la  vérité même ne soit qu'une mangeuse d'âme,
    Mais ne doutez jamais que pour naitre vivre et périr , il faut aimer et rire sans cicatrices.

     



     
    Au bal des singes

     
    Je ne me soumet jamais à ce chef des hommes
    Se faisant j'aime les femmes je deteste l'automne.
    Au bal des singes on chante un de ces hymnes sans âmes.
    Je regrette leurs blessures en vent de douleurs
    Tel Ophelie je me noie aux fruits des erreurs.
    Au bal des singes on danse le menuet  des armes.
     
    Nations  ambiguê entre droits de l'homme et vol
    Leurs drapeaux rouge saignent  l'histoire de nos sols.
    Au bal des singes on t'offre le paradis bon Dieu !
    Une médaille de vermeil sur  ton ombre fatale
    Le sacristain sonne ta mort si peu royale.
    Au bal des singes le chef parlera des glorieux.
     
    Puis il vous oubliera après un an ou deux
    Bouche à canons drapeau pour toi en berne pas mieux.
    Au bal des singes ils joueront le terre à pile ou face
    Entre marchands d'armes et démocrates même races.
     
    Au bal des singes on joue toujours la même valse
    Notre sang abreuvera toujours leurs sillons.
    Au bal des singes le gateau peuple n'est qu'une farce
    Que notre sang bien con abreuve leur bataillons.
     

     

    "A choisir entre une  liberté et  guerre,  je préfère combattre  un regard  de femme fardé  d'un trait au  Rimel !  Car l'amour des armes n'a jamais enrichi personne, elle n'accouche que des larmes !

    (Extrait de mes créations photos en libre consultations sur ce blog)


     

     

    Un Malien a Paris fauve en rage
    En mal du pays ici sans amarrages
    Il colle ses mains aux vitrines
    Un peu d’espoir
    Effet miroir
    Troque son pagne contre un jean
    En Afrique rien n’est plus comme avant
    Djembés bat le rythme sourd du désert et du vent
    Après l’exode du pays
    Voici le pays des chimères chargés d’ennuis
    Comme si l’homme
    Pouvait encore
    Nourrir les autres avec un capital fantôme
    Au fond du sentier
    La bas c'est comme ici
    Le soleil se transforme en pluie
    C'est presque pareil
    Tout perdre jusqu’à son âme au sacré-coeur
    Et perdants
    Il rêvait d’une vie sourire pas d’arraches cœurs
    Il pensait ici n’être ni noir ou blanc
    Il disait je suis Malien et fils des vents
    Mais Je reste noir chez les blancs
    Parmi les fous
    Les sages et puis vous
    S'il faut survivre après tout
    Je choisis la fierté avant tout
    Là-bas c'est comme ici
    Entre le faim et la nuit
    Le soleil et l’envie
    C'est presque pareil
    Djembes rythme sourd
    Djembés rythme lourd
    Djembés rythme amour
    Met du soleil au fond de moi
    Il est comme je suis
    Il est rythme Soleil qui ne vois plus la pluie
    Djembés
    Mali Attends moi
    Je retourne Là-bas
    Ici
    soleil misère et pluie
    Djembés attend moi…

     


     

    Une poésie sans « E » jusqu’au dernier quatrain !

     

    Mon ami, si « E » disparaît à mon insu

    Sans lui mon inspiration va à la fiction.

    Mots à mots, tous nos bons manuscrits sont fichus

    Ainsi il nous faut un don d’imagination.

     

    Il faut trahir au disposition du quatrain,

    A mon goût faillir à tout canon initial.

    Pourtant, sans « E » un discours parait surhumain !

    Un bon tour d’illusion ma fois original.

     

    Si tu fais sans « E » ami un quatrain tout rond

    Goûtant mon fruit trop mûr à tort ou à raison.

    Tu vois sans un hiatus ton vers va sans tracas,

    Ta main iras oubliant codification.

     

    Mais sans peine, il suffira « E » que l’on te sonne,

    Enfin venant au vers dont je t’avais proscrit.

    Jeune et beau, comme sorti de la Sorbonne,

    Tu emporteras la rime vers le paradis.


    A en croire les politiques, j'en suis venu à avoir cette pensée !

    " Un pays ne se porte jamais aussi bien que lorsqu'il est malade. "


    Je t’ai perdu femme sans le vouloir, et je te retrouve sans te voir
    Et par mère nature
    Quand la montagne accouche de l’enfant d’un espoir
    N’ est-ce pas naturel ?
    Mars toi qui rit ici connaît tu les chemins du Nord ?
    Si j’ai perdu en ce jardin le chemin des errances
    Les fleurs et les femmes sont ici libres et n’ont pas tort.
    On n’a pas cru à la rose épinglée en plein coeurs.
    On ne retrouve plus la senteur et le secret de la fragrance
    qui adoucit nos erreurs
    On ne sera plus jamais écouter Trenet ou Mozart.
    Perdu au sol la note sans le vouloir, et j’écoute le mi sans le voir.
    Faut pas fouler tous ces petits bonheurs.
    Ils ont les doigts fragiles et ont des belles choses à nous dire.
    Et par mère nature,
    Quand la montagne accouche de l’enfant d’un espoir
    N’est ce pas naturel ?
    J’ai perdu la femme fleur sans vouloir, je la retrouve sans la voir.

     

     

     

     

     

    Dans vos viviers, en vos étangs, pêchons la Carpe Diem mes ami(es) ! Et que le sort vous oublie, vivre avec des éclats de rire ! Vivre sans mélancolie...

       

    candidat ce lion en cage,
    En mal de torture et de courage.
    Il colle son œil de cyclope aux pillages,
    De mots en maux "son combat" blesse  la démocratie,
    Un peu de haine et beaucoup d'amis,
    Et  Jeanne la pucelle vacille prise en otage.
    Avec lui rien ne sera comme avant.
    Il a laissé l’Algérie entre désert et vent
    En xénophobe d'intolerance frappant leurs vies,
    Avec des idées et  nos trois couleurs chargées de pluie.

    Comme si ce porc
    Pouvait encore
    Réveiller l'animal  qui  dans son bunker dort.
    Attention les loups,  ses loups,  sont entrés à nouveau dans paris,
    Une larme salée en un cocktail  sans soleil , pour servir l'Eugénisme dans l'eau de Vichy...

    *

     





      

      
    J'écoute le langage des tambours,
    Qui donnent les origines du temps,
    Les stores de la confiance sont restés baissés, lumières
    tamisées

    Je ne sais pas qu'est ce qui me pousse à croire avec
    conviction que la seule chose que je puisse faire c'est vous
    écrire

    Toujours j'avais cette impression de peupler des mots, avec
    des âmes lumineuses.....

    comme mon cœur héberge sans contestation la douleur des
    autres...

    J'ai toujours des rêves qui accompagnent non seulement mes
    nuits mais aussi mes jours.

    Ma vie n'est pas mienne, la votre n'est pas mienne..

    Nos vies sont faites de tranches des vies des autres, plus
    ou moins fines.

    Je ne sais pas quand ces fictions réelles prendront fin et
    quand je verrai enfin se dérouler devant moi ma propre
    histoire, nous sommes ainsi dans le doute et l'oubli.

    Peut-être que finalement nos histoires ne peuvent être que
    celle des autres.

    Alors il nous faut leur voler
    la confiance
    Nous y croyons qu'à moitié, mais leur la prendrons
    les barrières comme eux
    les renverser sans la vouloir
    les surpasser sans y croire
    Mais dans le temps qui s'enfuit
    Sous les ombres d'un soleil énivrant
    A ce visage souriant
    il ne pourront me prendre Ton nom

     

    *

    Aucazou

     

    Il est temps de ranger nos idées dans des cases
    C’est la norme, nouvelle révolution,
    Marginal anonyme vivant tel un orvet fragile,
    Voici venu les incasables la nouvelle inquisition.

    Refrain
    Au cas au cazou , ils vous casent le cou
    Au cas ou cazou , de la case enfuyez vous

    En ce monde si moderne au visage de Danton
    au dialogue unisson virtuel
    Par un langage imaginaire et sans raison
    Les normes ont un jugement bien réel

    Refrain
    Au cas au cazou , ils vous casent le cou
    Au cas ou cazou , de la case enfuyez vous


    Les rêves à ce jour n’ont plus droit de cité,
    Croquons la pomme dans le jardin de Jéhova
    Mais dites moi ou trouvez la case normalité ?
    Hors jeux, hors cases, hors norma ….

    Refrain
    Au cas au cazou , ils vous casent le cou
    Au cas ou cazou , de la case enfuyez vous .

    Au cazou ou ces barbares vous cassent le cou

    Au cazou , ne prenez pas leur case de fou...

     

    ne rendez pas votre âme à leur roi…
    Qu’il soit Paris ou Judas ?
    Hors jeux, hors cases , pour eux sommes hors la loi
    Mais les incasables ont ce que eux n'ont pas ........ l’ivresse de
    la Salsa (solo)
     

    refrain
    Au cas au cazou , ils vous casent le coup
    Au cas ou cazou , de la case enfuyez vous

     

    *


    Je t’écris juste des mots en rafale de vent.
    Soleil noyé dans la pluie
    Je pense et m'ennuie.
    La terre est plus belle
    Que la dentelle.
    Ce mot, cet aigle et ce brouillard
    Me fout parfois le cafard

    Car il pleut toujours et souvent.
    Sur tes mots d‘amour.
    Mais si il n’y a pas d'autres chemins
    Pour te faire la cour.
    Dans ce désert de nuages,
    Moi je t’emmène à Carthage .
    Viens, fais tes valises.
    On passera de Pise à Venise.

    J'te donne rendez-vous, entendez-vous, entendez-vous
    A l’ouest de la ville de Nantes  et j‘avoue,
    Que sous ce soleil de plomb ,
    Tout près de Cupidon.
    Je te veut à moi sous ton voile noir
    Pour écouter le bois de Vincennes, ma grande et belle,
    Pour fredonner Nottingheim, la diane  en noir sera ma belle,
    Avec dans mon coeur le refrain de tes chansons.

    Lalala lala lala lalala lali lala barbara

    *









     
    Il faut aimer ces petits "rien" de la vie, ce simple sourire d'enfant, ce cri d'une hirondelle au matin, ce vent léger dans les feuilles, l'odeur du café, les mots, un simple regard complice.... Tout cela contribue au quotidien par faire un tout nommé bonheur ...
     
    *
     
     
     

    "Les hommes font tant de rêves de marbre au quotidien, qu’a force cela leurs accorde un cœur de pierre très convenable !"

     


    "Aujourd’hui ont à volé la liberté à je ne sais qui ! Mais arrivera le jour ou il faudra bien la rendre …."

     


     

    "Face présent, je préfere m’en remettre au passé pour esperer , et à l’avenir pour en douter…. "


     

    "Si l’homme est l’ébauche d’un Dieu !

    Et le chat celle d’un diable,

    C’est indéniable le premier à mauvais gout ….."


     

     

    "Si Jésus a marché sur l’eau, je vous rassure c’était uniquement pour ne pas se mouiller dans cette histoire ….."


     

    "A force de toujours se poser des questions, hélas on finit par y répondre …. "


     

    Va !

    Toi le croyant, dans ce pays ou roucoulent, dit-on, trois rivières saoules, aux eaux chauffées d’un fer rouge.

    La bas !

    À ce paradis, la bête bois telle une louve

    Elle va !

    Lapant les larmes innocentes de ton propre sang

    Pour toi travesti !

    A ce jeu, la foi joue son acte en masque de Satan,

    Dis toi, dis moi !

    Dieu cruel à ton carnaval Jésus se dévoue !

    Jésus !

    Depuis deux mille ans sur son damier tu es son fou,

    Toi prophétique,

    Toi, le juste as tu pardonné ce crime, cette redomption ?

    Pour moi,

    Immature enfant, ce Dieu de toi et de nous tous et toutes se joue ….

     


    Nous partîmes tresser les brumes,

    Assis, l’hiver, au cœur des ports,

    Et les arômes de l’écume,

    Parfumaient nos rêves d’or.

    La mer troussait les plages brunes,

    Les culbutant sur les voiliers,

    Qui s’habillaient d’argent de lune,

    Sous les fleurs des bougainvilliers.

    Naviguant aux lueurs des phares,

    Les chaluts étoilés d’amour,

    Bercés par le chant des amarres,

    S’endormaient sous le ciel bien lourd.

    Puis s’en venait l’aube nouvelle,

    Tissant l’azur des océans,

    Et les nuages de dentelle,

    S’éclairaient au soleil ardent.

    Le jour mangeai le rivage,

    Qui s’emplissaient de feux follets,

    Et les oiseaux du paysage,

    Gagnaient le Nord d’un vol léger.

    Et dans les nasses abondantes,

    Les marins trient d’un geste lent,

    Sur les ponts couleur amarante,

    De belles pêches de thon blanc.


    Au bal de la licorne

     

    Quant la licorne danse au bal de l’oiseau lyre,

    Dans sa robe de ciel sans aucun mors ni fers,

    Chevauchant le destin, libre comme l’éclair,

    Elle valse sans rênes, ivre d’un vin de myrrhe.

    Dans son jardin d’Eden, tous ces mots et ces dires,

    Deviennent des étoiles, éclairant l’univers,

    Poétesse des Dieux, cet ange de l’hiver,

    Possède le bonheur, dans un chant de sourire.

    Comme de grands enfants au yeux pleins d’innocence,

    Aux appétits si vastes, au long sentier d’errance,

    Elle s’en va joyeuse, en baladant pieds nus.

    Au milieu de l’azur parfois sa voix s’éleve,

    Imprégnée de parfums, de mystères inconnus,

    Défiant les siècles elle se nourrit de nos rêves


     

     L’océan attire désormais mon regard

    J’admire les vagues habillées d’émeraude

    Et surtout ses anses

    Qui naissent en différentes marées !

    S’élèvent au roulis de son écume

    Et s’arrêtent au même niveau pour former une plage jamais égale.

    On pourra peut être un jour y voir une femme au yeux verts

    La complice de mon rêve nommé désir ,

    J’espère que le destin les soudera.

    Moi mon plus grand bonheur et de ne voir plus que cette femme parmis les autres

    Que je ne connais pas !

    Et que je souhaite voir pour la première fois

    et que j’admire.


     

    Que font les vagabonds au fond des gares ,

    Auraient t’ils perdus la demeure de leur âme ?


     

    Prophétie

     

    Qui craille ?

    Méduse des airs…Aveugle corneille noire, ! Brisant à coup de bec,,

    Les voûtes de l’arc-en-ciel. Ce primaire espoir de couleurs s’estompe.

    Et sous son aile brille un éclat de silex, ou ne naîtra plus que feu de colère !

    Quelle déroute!

    Les colombes à ce jour, ultime phare sur la grève, ferment paupières….

    Le monde est plus noir que jamais !

    Cracher dans l’eau ne fait plus de rond,

    C’est le constat amer, des petits bonheurs qui s’en vont !

    Qui craille ?

    C’est un drôle de volatile, et une armée de mouettes!

    Qui sous sa plume sombre, fait taire les fêtes.

    La brume ce matin, très tôt, trop tôt, drape les seigneurs de guerre,

    Adés scande le pas des bottes de cuir, d’un ordre de bronze !

    Et la Fayette ganté de marbre s’inquiète….

    Voila! En guise d’avenir, en quête d’âme, il se profile, et fait briller sa lame,

    Gare aux têtes ! A la pénombre de ce siècle,

    Au pas de l’oie, il vient et débarque le nouveau prophète.

    Rémy 98

     

     
     

     La charité chrétienne est si grande, qu’elle à construit des cathédrales pour offrir de l’ombre aux pauvres !

     


     

     

    Songe d’une nuit noire 

     

    On restera comme de beaux perroquets en cage !

    Abrutis par cet ennui aux ailes colorés d’espoir.

    L’espoir des autres,

    L’espoir inespéré d’un apôtre.

    On restera comme cela, sans bagages,

    Abrutis par cette vie qui nous mènera jusqu’à la mort.

    Au paradis, alors nous aurons comme meilleur sort,

    Celui de devenir, pour l’éternité durant,

    Des anges médiocres, aux ailes brûlées d’espoir;

    Abrutis par l’éternelle solitude du ciel.


     

    France,

    Visage perdu,

    Contour déchiré,

    Sourire meurtri, blessé,

    Oreille cassée,

    Tous les sens en sommeil,

    Et la douleur qui s’éveille.

    Plus de lis, de blasons, de joies, et de soleil,

    Reste la faim, le froid, la solitude et le sommeil.

    Je n’écoute plus toutes les belles histoires que l’on raconte sur le passé

    Le présent l’avenir et le devenir.

    Ici la misère est triste, cruelle, dure malgré la variété infinie des bonheurs qui sommeillent.

    Réveille la volonté France !

    Et joue en comme d’un fouet ! Mais ne t’en sert pas trop souvent.

    Blues mars 99

     


    Mirage

       Myrrha, mirage d’Iran?

    Tes yeux secrets scintillent tels des étoiles,

    Comme deux diamants sertis de noir dans un voile.

    Vertige de l’ancienne perse,

    Que je ne connais pas,

    Que je vois pour la première fois,

    Et que j’admire.

    Je descends du tram qui bruyament dans Istanbul s’éloigne,

    De la portière Mhirra s’évapore en un souvenir.

    Puis, je ne sais plus ce que je vois,

    Des formes,

    Fermées,

    Cuivrées.

    Les rencontres ont des visages d’indiens,

    Dont on ne connaît même plus les chants.

    J’écris tout cela en tournant le dos au monde,

    Qui avec le soleil dans les yeux,

    Alors daigne me sourire

    Istanbul

    août 93

     


     A l’écoute.

     

    Assis au creux de l’aube,

    Je vivais ces heures familières,

    Qui s’ornent de couleurs chaudes,

    Quand le saule se redresse,

    Ourlé de féeriques lambeaux de lumière.

    J’’étais à l’écoute des virginales eaux,

    Des sources légendaires.

    A travers les défilés au senteur boisée,

    Riait un vent frais.

    Dans la végétation aux frondaisons gothiques.

    Là, j’embrasai l’azur tout entier,

    Ébloui par le reflet des lacs ensommeillés.

    L’été me soudoyait

    A travers ses langueurs et son soleil oblique,

    De par mes persiennes mi-closes,

    Je l’observai, tous les sens en éveil,

    Et dans sa paume tiède,

    Une pluie de lumière,

    Pleurait tout l’or des matins.

    Caraibes Juillet 97

     


    Amitié océane.

     

    Sur l’océan des amitiés, là où nous apprîmes à rire,

    Il est un navire copain ou nul marin ne fait naufrage.

    Lorsque les marées d’amis déferlent,

    Nous nous fabriquons des liens d’écume.

    Ainsi sur les plages de nos sympathies,

    Les phares s’illuminent d’affection,

    Et les vagues déferlent en galop de sourire.

    Et nos cœurs goélands sont aux couleurs d’un soleil ivre.

    En un coup d’aile envolons-nous d’île en île,

    Puisque rien n’est plus commun que la haine,

    Puisque rien n’est plus rare que l’amitié.

    Alors dans chaque poignée de main,

    Nous échangerons nos idées en coquillages,

    Dans lesquels l’on entend chanter le bonheur……….

    Corse 90 


      

    Voyage aveugle.

     

    Terrain vague

    Accroupi les yeux dans le vague,

    L’enfant des cités,

    À dans la poche de son jean,

    Pliés en mille morceaux,

    Un bout de ciel sans nuages,

    Ce dont il ne peut que rêver sans voir,

    Images de dépliant touristique,

    De lagons bleus sans vagues,

     

    Prague 94


     

    Nuit d’amour océane

     

    Je suis navire océan aux flots émeraude,

    Mes enfants les mers sont sans cimes,

    Sur mon étrave qui brave l’écume et l’iode,

    La tempête à Beni mes éveils maritimes.

    Ce soir, dans les draps froissées de mes ouragans,

    La lune se lèvera sur mon âme ensablée,

    Elle me prendra avec son sourire comme amant,

    Dormant alors dans le lit clos de mes marées.

    Ainsi, de cet amour houleux déferlant en plaintes,

    Seuls les vrais marins cnnaitront ms folles étreintes.


     

    Abyssin.

     

    Dans un silence s’élance

    Un chat abyssin.

    Dans un de ces long dimanche,

    Ou nos yeux à la canne blanche,

    Aveugles se balancent,

    Dans des rêves aériens,

    Quant nos pupilles s’éclairent.

    Ce chat abyssin,

    Que l’orage nous éclaire,

    Miaule cherchant partenaire.

    Le silence se brise alors en paroles félines,

    Déchirant le mystère.

    Griffant nos rêves sans rimes,

    Que les dimanches enterrent,

    Dans des silences terre à terre.

    Âmes à la canne blanche,

    Je devine alors

    Que nos syllabes muettes,

    Sans illusions se meurent,

    Dans le ronronnement des chats qu’on l’on effleure.

     

    Ïle de la Désirade 92


     

     Si nous étions

     

    Si nous étions un ciel écarlate,

    Un soleil cru du Midi, aux couleurs de Van Gog.

    Si nous étions la brise dans les feuilles,

    L’eau claire des fontaines.

    Si nous étions aux antipodes de la haine,

    Simples, intelligents, amoureux et bêtes.

    Si la vie était tout cela.

    Alors beaux comme des rois,

    Heureux tels des princes,

    Nous serions,

    Libres comme des hommes.


    Rêverie

     

    Dans le lac des chimères, se rafraîchir d’utopies,

    C’est cela l’imaginaire !

    Quant aux non rêveurs tant pis !

    Eux qui sceptiques font taire le fantastique,

    L’irréel, la vie,

    A la guillotine de verre,

    Au tribunal des fantaisies,

    Seront jugés à devenir fossile de calcaire,

    Accusés de trop d’à priori.

    Oui c’est cela le vocabulaire de l’imaginaire !


    Berlin 87

     

    Ici comme ailleurs tu ne peux te perdre, ou que tu ailles le mur t’arrêtes…

    Le mur, les murs … il y en a sur tout le continent, dans toutes les villes !

    Mais la sincérité de celui - ci est qu’il est visible….


    Disparu

     

    Disparu le monde idéal dont enfant je rêvai,

    Englouti dans le progrès en guise d’infante.

    Nous voilà tous à la recherche du temps perdu,

    Ou désespérément nous poursuivons des Atlantes.

    Ainsi

    De chimère en chimère,

    De l’utopie à la réalité,

    Le profit devient une mère,

    Pour tous ceux qui ne savent plus rêver.


     

    La liberté c’est savoir distiller son âme en un alcool de délivrance.

     


     

    Notes amantes.

     

    Elles s’offrent à nous, nues comme des déesses,

    Blanches ou noires, dièses ou bémol,

    Vicieuses et belles, leurs charmes nous blessent.

    Elles caressent l’oreille, telles des anges en vol,

    Puis sur leur portée, lorsqu’elles se couchent en cascade,

    Au fond des partitions dans lesquelles elles sont nées,

    N’ont comme cauchemar que la fausse note malade,

    Qui n’est rien d’autre qu’une mélodie blessée !

     


     

    Face au présent je préfère me référer au futur pour croire en l’avenir,

    Et au passé pour en douter

    .


     

    Si dieu persiste à être clément envers les faibles,

    C’est en partie à cause de cela que les dictateurs se disent chrétiens

    .


     

    Les poussières d’anges,

    Ne sont que des pellicules dans la chevelure des dieux.


     

     

    Acrostiche

    F

    ort de notre histoire si riche de noblesse,

    R

    éveillons notre identité qui se perd.

    A

    l’ombre d’un drapeau étoilé, et pervers.

    N

    ous retrouverions toute la joie, et la liesse! Car l’Amérique on sait nuit à l’univers,

    E

    lle n’est ni référence, ni parabole.


       

    Je me souviens;

    Je me souviens jeunesse,

    J’ai goûté le sel amer de tes larmes,

    Passé des nuits noires et des heures obscures,

    Cherchant à quelle corde me pendre,

    Pour cette première fille, cette promise, cette future.

    Celle - ci dont j’étais, je me souviens, plus que fou,

    Celle - ci dont aujourd’hui, je ne me souviens même plus du nom,

    Je vous le dis la mémoire et lâche de ses souvenirs.


    ......

    Dans des regards absents,

    Et des iris azuréens,

    Tandis que le monde joue à pile ou face,

    Entre une mega - bille à Bora - Bora,

    Tout en jouant à faire semblant,

    Buvant mon gin,

    J’enfile mon jean,

    Et je pense à Marylin….


     

    Humilité

    Libre, sans chaînes,

    Les éléments se déchaînent,

    Le vent frappe à ma porte,

    Les éclairs font naître des ombres fantômes.

    Le tonnerre bat un rythme sourd au sol,

    Tels de lourdes percussions africaines,

    Comme pour nous rappeler nos origines.

    La pluie lave nos affronts,

    Sans haine et sans peine.

    La nature en reine se déchaîne,

    Sa force vive, brutale, indomptable

    Rend alors l’homme à toute sa dimension.

    Ne faisant plus corps avec elle,

    Il écoute sa voix, ses rumeurs amères,

    Et va fuyant très loin de ses certitudes.

    Caressant se souffle puissant,

    Il lui reste alors seulement le cri des loups,

    Le battement de son cœur,

    Et un faux masque de héros,

    Pour masquer sa peur.


     

    J’écris,

    La pluie bat un rythme sur les carreaux de ma fenêtre.

    J’écris,

    Deux gauloises, un café,

    Une radio qui pleure dans mon dos.

    J’écris,

    Le ciel est bas,

    On peut le toucher des yeux.

    J’écris,

    Des livres sur mon étagère me tire l’œil,

    Cioran, Cendrars, Giono, Ray Bradbury.

    J’écris,

    Au mur de ma chambre,

    Se prélasse une femme nue sur une aquarelle.

    J’écris,

    Un chat étranger m’observe de dehors,

    Je lui parle, il s’en va.

    J’écris,

    Je pense,

    Et plus rien ne compte,

    Comme disait Blaise Cendrars,

    «  Plus rien ne compte, sauf ce rire que nous aimons,

    Il faut savoir être bête et content.

    Alors même si je n’y arrive pas,

    J’écris.


     

    Je hais ces premières fois qui t’annoncent souvent que c’est la dernière.

     


     

    Parfum de pluie

     

    Tous les éclairs tels des miracles,

    Ont des secrets bien singuliers,

    Ils dessinent en un spectacle,

    Le végétal irrégulier.

    Dessous ce démentiel orage,

    Tel que jamais homme ne vit,

    En ce soir, à nouveau l’image,

    Belle, lointaine séduit.

    Dans cette nature ravie,

    Je savoure dans ce tableau,

    Ce ciel enivrant de génie,

    Vide, profond, royal et beau.

    Dans ces cieux très clairs, pleins d’arcades,

    S’ouvre ce palais infini,

    Plein de gouttes d’or,

    Bénissant nos âmes la nuit.

    D’immenses trombes d’eau pesantes,

    Tel un lourd rideau de cristal,

    S’abattaient en danses bruyantes,

    Sur les toitures de métal.

    Sous les arbres en colonnades,

    Les enfants inquiets s’abritaient,

    Là ou de nombreuses Naïades,

    Sur l’étang du parc se miraient.

    Des nappes d’eau s’écoulaient bleues,

    Sur les allées de marbre vert,

    Ruisselant en de nombreux lieux,

    Vers de mythiques univers.

    C’étaient des visions inouies,

    Et dans les flaques reluisaient,

    Pleins de lumière éblouies,

    Par tout ce qu’elles refletaients.

    Mëme la ville bien trop noire,

    Semblait claire, très irisée,

    Et la pluie sertissait sa gloire,

    D’un diamant pur et effronté.

    Puis le soleil dans son secret,

    En ouvrant ses yeux, pleins de flammes,

    Dévora sans aucun regret,

    Ce parfum de pluie et son âme.


     

    Aujourd’hui je ne suis sans doute pas le plus heureux des hommes au monde.

    Je possède tout ce que je ne désire pas, et je désire tout ce que je ne possède pas !

    J'aspire à une liberté de luxure comme une lune brillante aspire à sa sérénité.

    Je suis Insouciant et par-là même cruel.

    La seule chose à laquelle je tienne dans la vie c'est aux rêves, chaque tour d'horloge m''en rapproche, et j'aurai tout perdu sans doute en y arrivant, qu'importe !

    Les gens en ce jour s'affairent autour de moi comme s'ils étaient indispensables au monde, d'autres font du tai-chi sur le trottoir, des femmes vont vers nulle part, et des enfants rient pour les autres et pour nous.

    Seul contemplentif, j'observe et en riant me surnomme Robinson Crusoé, alors daignant me sourire, je dis au monde qui m'entoure " à vendredi ".




    Sagittaire


    Il s'agit terre, terre à terre, pas banal, quelle affaire ! Il faut alors se taire et prendre le sagittaire, car insaisissable comme un aigle sur son aire il erre !

     


     

    Quant

    Quant les étoiles auront mouchés le ciel

    Quant les nuits auront étérnuées les jours

    Quant les lunes cracherons à nouveaux des loups

    Quant nos pupilles, dans le jour, auront distillées nos ames

    Quant les ombres auront empaillés en clair obscur les hommes

    Quant les comètes auront coupé les queues des météores, pour en faire des moustaches à Dieu

    Quant les anges égrégores veilleurs de nuits auront finit leurs rondes

    Quant le sacré, le caché, l’inconnu auront dérobés leurs sciences occultes au monde vulgaire

    Quant les initiés n’auront plus une robe blanche et un abat jour de savoir

    Quant l’être aura accepté d’être rien d’autre que seulement d’être

    Quant l’humain aura d’humain l’esquisse d’une grimace en forme de sourire

    Quant la voute celeste aura mouché le nez morveux de l’univers avec un mouchoir de sagesse

    Quant les grippes de l’humanité cesseront

    Quant tout cela sera !

    Quant d’un bleu écarlate le ciel voudra frapper la terre et le sable

    Quant l’univers pour et par toutes les traditions reconnaitra cela comme une nouvelle naissance

    Quant tous les sujets de ce globe s’accorderont à comprendre quelque chose

    Quant ces signes viendront finir le odèle mal ébauché de notre origine primitive

    Quant tout cela même sera…..

    Alors il fera jour

    …..


    Sur le trottoir des victimes,
    Y a souvent des refus
    Pour  ceux qui quêtent l'abîme
    Avec des mains qui ont souvont trop  vécues.
    Liberté, donne leur quelques Euros.
    Egalité, ose ce geste de heros.
    Fraternité, toi on sait tu t'en fous.

    Dans la misère où l'on prèche,
    Y a des dialogues privés de discours
    Que l'on met en sourdine, le cul à la fraîche
    Au panneau du carrefour.

    Dans la rue à trottoir,

    Y avait un assassin
    Qui était un notoire
    Au bal des  politiciens.
    Liberté, ce fut un cas mortel.
    Egalite, en mourrant sans papier et sans autel,
    Fraternité, ton péché fut mortel.

    Est ce des "F" , est ce  pour toi ce bulletin que l'on glisse dans l'isoloir ?

    Dans la zone des programmes infernals
    Qui sens le mensonge et le  sapin,
    Politicien lave ton urne sale
    Prend ta garde républiquaine et tes promesses ; ta Liberté veux donner des cours,
    Mais ton Egalité ne se saoule que de longs  discours. et ta soeur Fraternité leve un seul  bras séculier muet mais bien démagogue et  court.


    Brise le vase , cherche le Graal,

    La vérité n'a plus d'age,  partez à la conquête de l’amour, feu de joie,

    Oublions le sexe animal.

    Se perdre sur une voie de marbre pour découvrir un petit sentier royal .

    Écoutez le vent plutôt que les gens,

    Oublions ces deux milles années fragiles,

    Cachons l’histoire qui blesse derrière le miroir du temps.

    Écrire pour oublier et lire pour mieux penser, 

    Dormir pour mieux veiller, 

    Marcher pour n’aller nulle part , 

     Chanter pour ne pas pleurer,  travailler à ne rien faire, noble occupation au temps de l'occupation  !

    Conspuer la beauté pour aimer l’hideux avenir, clin d'oeil, sourire, se réjouir modestement du loisir d’une sieste,  être gai a pleurer.

    Pourquoi ?

    Pour voir, entendre, goûter, sentir et puis toucher enfin le vrai sens,  du bout de ses doigts agiles, toucher des bouts de rêves comme des tablettes sacrées d'argile, n’est-ce pas avec tout cet imaginaire qu'il faut faire vivre pour parfois aimer, et rêver à  sens unique ? Attention c'est direction bonheur garanti, sans retour estampillée fragile ...